AECQ : Benoît XVI et le langage de la création

Benoît XVI et le langage de la création

Communiqué de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec
9 février 2009

« Il est tout aussi important de préserver l’humanité des comportements homosexuels que de sauver la forêt tropicale », aurait déclaré le pape Benoît XVI quelques jours avant Noël. C’est du moins ce qu’ont affirmé plusieurs de nos médias.

Mais le Saint-Père n’a jamais fait une affirmation semblable. C’est ce qui ressort de l’analyse de son discours par le secrétaire général de l’AECQ, M. Bertrand Ouellet, dans un texte intitulé Benoît XVI et le langage de la création: une compréhension de la personne humaine qui dérange.

Dans une allocution devant le personnel du Saint-Siège, le 22 décembre, le Pape a exprimé son désaccord avec une interprétation de la théorie du « gender » selon laquelle l’identité masculine ou féminine devrait être considérée comme le résultat de facteurs socioculturels et non comme une donnée naturelle fondée sur la biologie. Selon Benoît XVI, au contraire, la masculinité et la féminité sont l’expression d’une vocation inscrite par Dieu lui-même dans chaque personne.

On peut comprendre la vive réaction suscitée ici et là par les propos du Saint-Père, car il conteste un courant de pensée assez répandu. Mais ce serait une erreur de conclure qu’il parlait spécifiquement de l’homosexualité. La notion de gender ne se réduit pas à l’orientation sexuelle. C’est une vision globale de la personne humaine qui est en jeu. En fait, Benoît XVI s’inscrit dans le sillage de la fameuse « théologie du corps » dont Jean-Paul II a jeté les bases.

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Renseignements : Rolande Parrot
(514) 274-4323