AECQ : Session d'étude sur les ministères

Mot de bienvenue

Mgr Raymond St-Gelais

Chers confrères,
Mesdames,
Messieurs,

En août dernier, sur le campus de l'Université Laval, nous vivions, tout au moins plusieurs d'entre nous, un événement tout à fait exceptionnel et inédit, un congres des ministères qui, je crois, fera histoire dans notre Église, ici, au Québec. Ce événement voulait marquer le point de départ d'un nouveau siècle d'évangélisation. Il rassemblait les divers ministères : évêques, prêtres, diacres permanents, agentes et agents de pastorale laïques mandatés.

Nous étions alors animés du désir de relever les défis de l'annonce et de l'accueil de l'Évangile en ce début de siècle et de millénaire. Aussi, nous sommes-nous laissés toucher par les drames et les espoirs de la société québécoise, en cherchant comment nous pouvions accompagner au mieux la quête spirituelle des gens, et en discernant là où l'Esprit et la vie mènent notre Église.

À la toute fin de ce congrès, Mgr Pierre Morissette, alors président de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, nous partageait les appels qu'il ressentait. Appel, comme Église à nous décentrer de nous-mêmes, appel à nous tourner davantage vers le Christ et a nous mettre à l'écoute de nos frères et de nos soeurs, à l'écoute de leurs besoins pour être mieux en mesure d'apporter des réponses originales aux problèmes du monde.

C'est dans cet élan que nous sommes réunis ici, aujourd'hui et demain, pour une session d'étude sur les ministères, dans l'Église catholique au Québec, et sur leur avenir. Non pas pour nous replier sur nous-mêmes, mais pour relire le chemin parcouru depuis 25 ans, nos expériences, nos réussites et nos échecs. Nous pourrons ainsi mieux dégager les enjeux relies à la situation actuelle et prévisible, en tenant compte des impasses et des ouvertures sur l'avenir. Nous tenterons également d'identifier des pistes d'avenir à partir de ce qui est déjà possible, afin de mieux répondre aux besoins du monde actuel, fidèles au souffle de l'Esprit, pour mieux réaliser la mission qui nous est confiée par le Christ lui-même.

Bien sûr, nous ne partons pas de zéro. Depuis longtemps, et notamment depuis les 15 dernières années, nous réfléchissons sur la question des ministères. Nous ne prétendons donc pas tout réinventer et être complètement neufs et inédits dans tous les propos que nous entendrons cette semaine. Pensons seulement aux trois publications du Comité des ministères depuis 1993, où nous avons pris le temps, évêques et intervenants pastoraux de tous les diocèses, de préciser comment nous voulions approfondir la question et comment nous désirions bâtir et risquer l'avenir en Église et dans l'exercice des ministères. Cette session ne sera pas non plus le mot de la fin. Elle viendra nourrir et même intensifier une réflexion qui aura, inévitablement, des conséquences pour notre avenir et celui du peuple de Dieu, ici, en sol québécois.

Je vous souhaite donc la bienvenue, et j'espère de tout coeur que vous saurez vivre pleinement les quelques heures qui nous sont offertes pour atteindre nos objectifs. Bienvenue aux représentants des six groupes partenaires du Comité des ministères, aux théologiennes et aux théologiens, aux représentantes du Réseau Femmes et ministères ainsi qu'au groupe sur le partenariat hommes et femmes en Église, aux vicaires généraux, aux coordonnateurs et coordonnatrices de la pastorale diocésaine, aux économes et aux chancelières et chanceliers de nos diocèses, aux représentants de la CECC, de la CRCQ, aux autres invités et bien sûr à vous tous, mes frères évêques.

La meilleure des sessions, donc, et surtout, que ces quelques heures soient pour nous un temps de grâce en ce temps de Carême où, tous et toutes, nous sommes appelés à la conversion.